Qui suis-je





vendredi 21 septembre 2007

Coacher des MBA

Paru le 17 septembre dans Le Figaro
(Merci Muriel)

« Chaque année, l'ensemble de la promotion est amené à accomplir un projet collectif, souligne Alan Jenkins, directeur académique de l'Essec & Mannheim Executive MBA. Nous faisons également intervenir un coach professionnel tout au long du programme pour régler les conflits et tensions inhérents au travail dans des groupes où nous mêlons la diversité culturelle, fonctionnelle et les compétences. »

Une particularité intéressante des MBA en formation, c'est que ce sont pour la plupart des leaders provenant de différents champs de compétence. Quand l'harmonie règne, les solutions qui émergent des travaux d'équipe sont souvent spectaculaires parce qu'elles embrassent un spectrum très large. Ces solutions novatrices et complexes ont sans doute aidé à former la bonne réputation des MBA.

Si l'on ajoute la diversité culturelle, mondialisation oblige, les sources potentielles d'incompréhensions s'en trouvent multipliées. Je me souviens de prises de becs épiques qui ont fait perdre un temps fou à certaines équipes lors de mon passage au MBA HEC.

Il est clair que l'idée de faire intervenir un coach professionnel est une avenue prometteuse. De par son regard neutre, sa propension à montrer les choses sous un autre angle et son focus sur le résultat, le coach professionnel est une ressource utile dans ces cas. Son intervention peut non seulement aider à dénouer les impasses en cours de formation mais le cadre qui en a bénéficié se retrouve plus outillé pour faire face à certains cas dans son entreprise. L'approche a aussi l'avantage de faire connaître l'efficacité du coaching exécutif. Une récente enquête de l'ICF a démontré qu'au niveau du executive Coaching aux USA.;

53% des cadres avaient augmenté leur productivité

77% avait amélioré leurs relations avec leurs collaborateurs (71% avec leurs supérieurs)

61% une hausse de la satisfaction au travail

Une autre étude auprès de la fonction publique a démontré un gain de productivité de 88% suite à du coaching (contre 22% pour de la formation)

Finalement, une autre, auprès de cadres supérieurs de grandes entreprises (en moyenne VP avec une salaire de 200K+) a démontré un ROI de 7 pour 1 !!!!


Pour revenir au MBA, retenons que pour le moment, le coaching d'affaires est "occidental" dans son approche. Si j'avais une recommandation à faire concernant l'encadrement d'un coach au Executive MBA pour le Québec, il faudrait que:

  1. Le coaching soit plus reconnu au Québec
  2. Le coaching soit reconnu par les Écoles de Gestion (Concordia à pris les devants sur ce dossier)
  3. Les coachs choisis aient une formation supplémentaire en GRH internationale ou de l'expérience

jeudi 20 septembre 2007

l'importance de l'attention

Michèle Ouimet expliquait dernièrement dans LaPresse qu'à peine 30 cas soumis à la commisison des droits dela personne entre 2000 et 2005 comportaient une demande d'accomodement raisonnable!!!

Ce qui m'a confirmé une petite phrase clé.
"What you focus on expands"
À 30 cas sur 5 ans, je ne vois pas ça comme un problème. Mais à force d'alerter l'opinion publique, de mettre notre attention sur ce petit élément, il prend une proportion...provinciale.

Maintenant, si au lieu de mettre presque toute l'attention sur ce qui va mal autour de nous, les journaux montaient en épingle avec autant d'énergie des choses qui vont bien, que pensez-vous que serait le résultat ?

Et dans votre vie personnelle, vous montez quoi en épingle ? Ce qui va bien ou ce qui va mal ?

mercredi 19 septembre 2007

Rumeurs et blogging

Claude Bédard associé principal chez HJC Productions, mentionnait récemment dans LaPresse (Samedi 15 septembre 2007, carrières et emploi p.2) qu'une entreprise doit connaître tout ce qui se dit sur elle "surtout depuis l'arrivée des blogues et de Wikipedia".

Après tout, ce n'est pas parce qu'une rumeur ne tient pas debout que ça l'empêche de courir. Les morceaux d'informations juteux ont tendance a emprunter la tangente virale. Je crois que le pouvoir des courriels est plus insidieux que celui des blogues et des Wikis. Il est aussi possible dêtre plus anonyme avec des courriels qu'avec un blogue ou un Wiki. Dans les deux cas, la "conversation" entre utilisateurs qui définie en bonne partie ces deux méthodes de communication, prévient les dérapages trop sévères.

Toutefois, la relative crédibilité des blogs et des Wikis peuvent être extrêmement dommageable pour une entreprise qui joue à l'autruche comme l'a si bien démontré l'an dernier l'aventure de Michel Leblanc avec Bureau en gros...

Il est certain que le WEB 2.0 accroit la propagation de toute information sur le WEB et qu'une veille s'impose pour toute entreprise ayant des dossiers publiquement "sensibles". Mais je crois que les blogs font partie plus de la solution que du problème.